Agir : l’hébergement solidaire
Accueillir une famille chez soi
Ouvrir sa porte à une famille à la rue est l’un des gestes de solidarité les plus précieux qui soient. C’est aussi un engagement qui se prépare. Voici nos conseils, nés de l’expérience des personnes qui ont accueilli avant vous.
Pourquoi accueillir ?
Chaque soir, des familles avec de jeunes enfants restent sans solution, faute de places suffisantes dans l’hébergement d’urgence. Face à cette réalité, ouvrir sa porte est un geste à la fois simple et immense.
- Mettre des enfants à l’abri, dès ce soir. Une nuit sous un toit, c’est un sommeil retrouvé, une journée d’école plus sereine, des parents qui peuvent enfin souffler et reprendre pied.
- Passer de l’indignation à l’action. Plutôt que de subir l’impuissance face à la rue, on agit, concrètement, à sa mesure.
- Résister ensemble. Accueillir, c’est refuser que l’abandon des familles devienne la norme, et faire vivre au quotidien le principe de fraternité.
- Tisser des liens. Partager un toit, c’est partager un quotidien : des repas, des conversations, des enfants qui jouent ensemble. Des liens se nouent, d’égal à égal, qui survivent souvent à l’hébergement.
Nul besoin, pour cela, d’héroïsme ni de tout donner. Rien ne vous est imposé : on fait au mieux, aussi longtemps qu’on le peut, et l’essentiel est que l’accueil se passe bien pour tout le monde. Vous ne resterez jamais sans soutien : l’association et tout un collectif vous accompagnent.
Avant tout : poser ses limites
Un accueil réussi est un accueil qui tient dans le temps. Et un accueil tient lorsque ses limites ont été posées avant la première nuit.
La générosité de l’élan premier ne doit pas faire oublier que l’hébergement engage l’ensemble du foyer, parfois pour longtemps. Avant même d’en parler à la famille ou à l’association, prenez le temps de déterminer ce que vous êtes réellement en mesure d’offrir. Des limites claires ne traduisent aucun manque de générosité : elles protègent l’accueil, pour vous comme pour la famille, qui a besoin de savoir à quoi s’en tenir.
La durée
Combien de temps pouvez-vous accueillir ? Quelques nuits, quelques semaines, jusqu’à une date précise ? Mieux vaut une durée annoncée d’emblée, quitte à la prolonger d’un commun accord, qu’un accueil sans terme qui s’interrompt brutalement. Et si vous prolongez, convenez-en clairement, nouvelle date à l’appui : le flou est source de stress de part et d’autre.
L’espace
Quelles pièces mettez-vous à disposition ? Quels espaces seront partagés, et à quels moments : cuisine, salle de bain, salon, jardin ? Quels lieux demeurent strictement privés ?
L’implication
Offrez-vous seulement un toit, ou aussi des repas, des trajets, une présence, une aide aux démarches ? Rien n’oblige à tout faire : l’accompagnement administratif, notamment, peut reposer entièrement sur l’association ou sur une autre personne de votre collectif de solidarité.
Les attentes
Quelles règles de vie vous importent : horaires, bruit, tabac, visites, animaux, usage du lave-linge ? Mieux vaut les nommer à l’avance que les découvrir à la faveur d’un malaise.
En parler ensemble, en famille
L’hébergement concerne tout le foyer. Votre conjoint ou votre conjointe, vos enfants, toute personne vivant sous votre toit doivent pouvoir exprimer leurs propres limites avant que la décision ne soit prise.
- Que chaque membre du foyer réponde pour son propre compte aux quatre questions ci-dessus, puis confrontez vos réponses. Là où les avis divergent, retenez la limite la plus prudente : un accueil n’est durable que s’il est consenti par l’ensemble du foyer.
- Expliquez aux enfants, avec des mots adaptés à leur âge, qui va venir et pourquoi. Dites-leur aussi que la situation de la famille accueillie ne se raconte ni à l’école ni ailleurs : la discrétion s’apprend, et elle protège.
- Convenez dès maintenant d’un moment régulier pour faire le point entre vous, une fois l’accueil commencé.
Formaliser l’accueil : la convention
Une fois posées, ces limites gagnent à être partagées avec la famille accueillie, de vive voix d’abord, par écrit ensuite. Nous proposons à cet effet une convention d’hébergement solidaire à titre gracieux. Elle reprend point par point les questions qui précèdent : durée, espaces, implication de chaque partie, règles de vie, points d’étape et conditions de fin de l’accueil.
Cette convention n’est pas un bail et ne crée aucun droit au maintien dans les lieux. C’est un engagement moral, qui clarifie les attentes de part et d’autre et prévient les malentendus. Elle se remplit et se signe ensemble, en présence d’un membre de l’association lorsque c’est possible.
- Dans la langue de la famille hébergée. La convention doit être rédigée dans une langue que la famille comprend pleinement, en regard de la version française. Nul ne peut s’engager sur un texte qu’il ne comprend pas ; l’association peut vous aider à la faire traduire.
- À l’image de votre accueil. Le modèle proposé n’est qu’une base. La convention doit contenir toutes les modifications et précisions que l’une ou l’autre partie souhaite y apporter, afin de refléter fidèlement ce qui a été convenu.
Ce que vivent les familles
Héberger crée, qu’on le veuille ou non, un déséquilibre : l’une des familles est chez elle, l’autre dépend de son accueil. La famille hébergée, soucieuse de ne pas déranger, assurera souvent que tout va bien. C’est donc à la famille qui accueille de rester attentive, de proposer sans imposer, de faire le premier pas.
Ce déséquilibre, il faut savoir le regarder en face pour ne pas s’y installer. Notre association récuse la posture du « sauveur blanc », qui fait de la personne qui accueille une figure bienfaitrice et de la personne accueillie l’obligée de sa bonté, tenue de lui en témoigner sa gratitude. Accueillir n’est pas un acte de charité : c’est un acte de résistance. Résistance à l’indifférence, à l’isolement, à un État qui manque à son obligation d’hébergement inconditionnel. Celles et ceux qui ouvrent leur porte et celles et ceux qui la franchissent se tiennent du même côté.
Ce déséquilibre n’ôte rien non plus à la dignité des personnes accueillies. Être en difficulté ne signifie pas devoir accepter n’importe quoi comme un cadeau du ciel : on n’offre pas ce que l’on n’accepterait pas pour soi-même, et l’on n’attend pas de reconnaissance en retour.
Des limites et des dates claires, c’est essentiel. C’est justement ce que nous n’avons pas fait tout de suite lorsque nous avons décidé de prolonger, et cela a créé du stress.
La durée est souvent la question la plus délicate. Au départ, on propose une période courte, pour voir, quitte à rallonger ensuite. Mais cela crée une tension de part et d’autre : on sent que tout se joue dans ces premiers instants de la rencontre. On se demande si cela va coller, s’il faudra vite trouver autre chose ; eux s’efforcent d’être aussi discrets que possible pour pouvoir rester. C’est un moment fragile.
Il n’est pas toujours facile de savoir ce qui leur convient, tant le souci de ne pas déranger est grand : ils ont tendance à dire que tout va bien. Alors la rencontre se construit par petits gestes. On partage un peu du repas qu’on a préparé, on échange sur les plats de nos pays, on se propose de manger ensemble, de cuisiner ensemble… Ce sont beaucoup de petits ajustements, et c’est ainsi, peu à peu, qu’on apprend à se connaître.
Ce qui reste, au bout du compte, c’est la rencontre.
Il est difficile de trouver les mots pour vous remercier à la hauteur de ce que vous avez fait pour notre famille.
Dans cette période si douloureuse et incertaine, alors que nous étions sans solution et que nos enfants, encore si petits, risquaient de passer leurs nuits sans véritable toit, vous avez été là pour nous.
Votre générosité, votre grand cœur et votre solidarité nous ont profondément touchés. Vous ne nous avez pas seulement apporté une aide matérielle : vous nous avez donné de l’espoir, du courage et surtout le sentiment que nous n’étions pas seuls.
En tant que parents, il n’y a rien de plus difficile que de voir ses enfants dans une telle situation. Votre aide a été pour nous une véritable lumière dans un moment très sombre.
Nous vous serons éternellement reconnaissants. Nous garderons dans nos cœurs ce que vous avez fait pour nous et, quoi qu’il arrive, nous ne l’oublierons jamais.
Merci du fond du cœur à toute l’équipe d’Un Toit Un Avenir et à toutes les personnes qui ont contribué à nous aider.
Pendant l’accueil
Six repères pour que l’accueil reste une belle aventure, pour vous comme pour la famille.
Le repos d’abord
Une famille qui sort de la rue a besoin de dormir, de souffler, de se sentir en sécurité. Ne la questionnez pas sur sa situation administrative : l’association s’en charge, ou une autre personne de votre collectif de solidarité, avec délicatesse et avec l’accord de la famille.
À chaque famille son rythme
Respectez son intimité et ses horaires, comme vous souhaitez que l’on respecte les vôtres. Une porte fermée n’est pas un rejet.
Motus et bouche cousue
Aucune information sur la famille ne circule sans son consentement : ni photo, ni message, ni récit, même bienveillant. Et si l’on parle d’elle, c’est avec elle.
On fait le point, souvent
Avec la famille, avec l’association, entre vous. Les limites peuvent évoluer : mieux vaut en parler tôt que trop tard.
Un soutien, toujours
Une difficulté, une tension, un coup de fatigue ? Appelez la personne référente d’Un Toit Un Avenir. Nous sommes là pour ça.
Des moments rien qu’à soi
Ménagez-vous des instants « comme avant », rien que pour vous, en famille : un repas, une soirée, une sortie. La famille hébergée en a tout autant besoin. Ces moments de retrait sont une respiration nécessaire : ils permettent à l’accueil de durer.
Une longue chaîne de solidarité
Héberger n’est pas la seule manière d’agir. Autour de chaque famille accueillie se forme une chaîne de solidarité : une voisine qui vient régulièrement aux nouvelles et propose son aide, un ami qui prête main-forte pour sécuriser le jardin avant l’arrivée des enfants, des proches qui contribuent à la cagnotte malgré leurs propres difficultés, une famille élargie qui s’implique à son tour.
Celles et ceux qui n’hébergent pas, mais qui savent, sont d’un soutien précieux, pour la famille accueillie comme pour celle qui l’accueille. Il y a mille façons d’être solidaire.
« Quand on s’engage personnellement, tout notre entourage s’implique à son tour : la famille, le cercle amical, les collègues de bureau. » Une famille qui héberge
En cas de difficulté ou de litige
Dans la très grande majorité des cas, l’accueil se passe bien. Mais une cohabitation, même généreuse, n’est jamais tout à fait exempte de frictions. Lorsqu’une difficulté surgit, voici la démarche que nous conseillons.
- En parler tôt. Ne laissez pas le malaise s’installer. Exprimez calmement ce qui pose problème, en vous appuyant sur la convention, qui rappelle ce qui a été convenu de part et d’autre.
- Faire appel à un tiers. Sollicitez la personne référente d’Un Toit Un Avenir, ou une personne de votre collectif de solidarité. Un regard extérieur apaise, reformule, traduit si nécessaire. N’affrontez jamais une difficulté en solitaire.
- Chercher ensemble un ajustement. Préciser une règle de vie, réorganiser l’usage des espaces, revoir la durée : la convention peut être modifiée d’un commun accord.
- Si l’accueil ne peut se poursuivre, y mettre fin dans le délai de prévenance prévu, en lien avec l’association, afin qu’une solution de relais soit trouvée pour la famille.
Préparer la fin de l’accueil
La fin d’un hébergement se prépare dès son commencement. Prévenez l’association le plus tôt possible, et en tout état de cause dans le délai fixé par la convention, afin qu’un relais puisse être organisé. Une famille ne doit jamais retourner à la rue faute d’avoir été prévenue à temps.
Accueillir des personnes sans titre de séjour : ce que dit la loi
Beaucoup de personnes prêtes à ouvrir leur porte hésitent par crainte de poursuites, en particulier lorsque la famille fait l’objet d’une obli
Les cagnottes en cours
Les cagnottes en cours
À Montpellier, des enfants scolarisés dans nos écoles dorment dehors. Ce ne sont pas des inconnus : ce sont les camarades de nos enfants. Quelques euros peuvent faire la différence entre un lit et la rue.
Lorsque l’hébergement d’urgence est saturé et que le 115 ne répond plus, la solidarité des familles, des enseignants et des habitants du quartier prend le relais. Chaque collecte présentée ici est hébergée par Une École Un Avenir, membre de la plateforme Un Toit Un Avenir, et portée par des parents qui connaissent ces familles et les accompagnent au quotidien.
Chaque don, même modeste, compte. Et si vous ne pouvez pas donner, partager cette page est déjà un geste précieux.
Le fonds d’urgence
Quand une famille se retrouve à la rue un soir, il faut pouvoir agir le soir même.
Ce fonds commun est notre filet de sécurité : il permet, sans attendre le lancement d’une collecte, de payer quelques nuitées à l’abri, de la nourriture, des vêtements chauds, des couvertures, des produits d’hygiène. C’est lui qui a mis à l’abri la famille de Figuier-Hugo lorsqu’elle dormait aux urgences. Aujourd’hui, il doit être reconstitué pour la prochaine famille — car il y en aura une.
- Nuitées d’urgence
- Alimentation
- Vêtements chauds & couvertures
- Hygiène & première nécessité
à la prochaine urgence
Les familles de nos écoles
Une famille de quatre à la rue depuis le 10 septembre
Deux jeunes parents, un petit garçon de trois ans et demi scolarisé à la maternelle Figuier et une petite fille d’un an et demi : faute de place au 115, ils ont passé de longues nuits sur les chaises des urgences. Mis à l’abri pour quelques jours seulement, ils ont besoin de nous pour ne pas retourner à la rue.
Soutenir cette familleUne famille de sept personnes qui dort dans sa voiture
Cinq enfants, dont deux scolarisés à la maternelle Chaplin et à l’élémentaire Pottier-Sibelius : le 7 septembre, le jour des trois ans de la plus petite, leur hébergement a pris fin. Depuis, la voiture tient lieu de toit, alors que les trois aînés ont besoin de soins réguliers et de repos.
Soutenir cette familleL’intégralité des cagnottes familiales est reversée aux familles concernées. Le fonds d’urgence est géré collectivement par les associations de la plateforme Un Toit Un Avenir et n’est mobilisé qu’au bénéfice de familles accompagnées, sur décision du conseil d’administration. Les dons transitent par HelloAsso, plateforme de paiement sécurisée et gratuite pour les associations.
Quand une famille est à la rue : repères pour agir
Quand une famille est à la rue
Quelques principes et une marche à suivre, nés de l’expérience, pour celles et ceux qui apprennent qu’une famille de leur entourage, de leur quartier ou de leur école n’a plus de toit.
On ne fait jamais rien sans la famille. C’est le plus sûr moyen de ne pas se tromper.
Chaque situation est singulière ; aucune ne se laisse calquer sur une autre. Ce qui suit n’est donc pas un protocole, mais un ensemble de repères destinés à guider l’élan solidaire sans jamais le substituer à la volonté des personnes concernées.
Trois principes intangibles
Tout avec la famille
Aucune décision ne se prend à sa place. Elle demeure maîtresse de sa situation, de ses choix et de son rythme.
Consentement et confidentialité
Aucune information n’est transmise, aucune démarche engagée, aucune communication diffusée sans son accord explicite.
Respecter son temps
Accepter une aide coûte. Certaines familles, discrètes et pudiques, ne s’y résolvent qu’à bout de forces : il faut avancer avec douceur.
L’ordre des priorités
- La mise à l’abri
- L’aide matérielle et financière
- Le soutien moral et psychologique
- L’accompagnement du parcours administratif rôle des associations
La marche à suivre
Parer au plus vital et établir la confiance
L’urgence, c’est la mise à l’abri : offrir du repos, du répit et de la sécurité, sur quelques jours au moins, et aussi longtemps que possible. C’est dans ce temps protégé que se noue une relation de confiance.
- Les personnes qui hébergent se consacrent à cet accueil et s’abstiennent de toute curiosité insistante sur la situation administrative.
- Elles doivent néanmoins être informées, lorsqu’on dispose d’éléments, de la situation légale de la famille en France.
S’intéresser, avec délicatesse, à la situation administrative
Une fois la famille à l’abri et la confiance installée, vient le temps d’examiner sa situation et de solliciter les institutions et les associations compétentes : avocat spécialisé en droit des étrangers, Cimade, services sociaux. C’est là notre spécialité ; n’hésitez pas à nous passer le relais, toujours avec l’accord de la famille.
Héberger une famille sous OQTF : ce que dit la loi
L’obligation de quitter le territoire français (OQTF) est la mesure qui suscite le plus de craintes chez celles et ceux qui voudraient ouvrir leur porte. Ces craintes, pour compréhensibles qu’elles soient, reposent le plus souvent sur une méconnaissance du droit.
Le « délit de solidarité » n’existe plus sous cette forme. Depuis la loi du 10 septembre 2018, qui fait suite à la décision du Conseil constitutionnel consacrant le principe de fraternité (décision n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018), l’article L. 823-9 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) exclut toute poursuite pénale à l’encontre de :
Article L. 823-9, 3° du CESEDA « toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et a consisté à fournir des conseils ou accompagnements juridiques, linguistiques ou sociaux, ou toute autre aide apportée dans un but exclusivement humanitaire. »
Concrètement, héberger ou nourrir une famille visée par une OQTF relève de cette immunité humanitaire, à deux conditions :
- la gratuité : aucun loyer, aucune participation aux charges, aucun service ou travail demandé en échange ;
- le but exclusivement humanitaire : mettre des personnes à l’abri, les nourrir, les accompagner.
L’OQTF est une décision administrative qui vise la personne étrangère, non celles et ceux qui l’accueillent. Aucune loi n’impose à un particulier de signaler la présence chez lui d’une personne sans titre de séjour.
Les dons : ce qui aide vraiment
Dans l’urgence, ce sont les nuitées qui comptent. Une famille qui dort dans une voiture ou dans une chambre d’hôtel ne peut ni stocker ni cuisiner ; les dons matériels, si généreux soient-ils, risquent alors de l’embarrasser davantage que de la soulager.
Les dons en argent présentent en outre un avantage décisif : ils laissent à la famille le soin de choisir elle-même ses priorités, en toute autonomie.
Nous savons que tout le monde ne peut pas donner d’argent, et que les dons en nature sont parfois plus accessibles. Ils deviendront précieux dès qu’une solution plus stable aura été trouvée. D’ici là, il faut respecter le temps de la famille et les réalités de son quotidien.
La solidarité qui fonctionne est celle que l’on parvient à faire durer.
Un Toit Un Avenir · Association de défense du droit au logement des familles, Montpellier.
Vous apprenez qu’une famille est à la rue ? Parlez-en d’abord avec elle, puis contactez-nous, avec son accord.



